Par une journée printanière et un soleil radieux, 16 personnes, c’est-à-dire bien plus que d’habitude, ont pu découvrir le Bois de Chênes, un site naturel protégé depuis 1966.

Martina, toujours au top dans ses explications!

Situé près de Genolier, entre 490 et 580 mètres d’altitude, ce bois était à l’origine une chênaie à charmes. Les charmes ont été, peu à peu, remplacés par des hêtres et des résineux. Les chênes avaient un rôle important dans le passé, l’écorce était récoltée pour le tannage du cuir, l’arbre fournissait du bois d’œuvre et les glands nourrissaient les porcs qui pâturaient en forêt.

La ferme rénovée du Bois de Chênes
Graminées au Bois de Chênes

Ce bois est parsemé de clairières, de prairies sèches et humides, de zones inondées en permanence ou temporairement. Il possède une grande variété d’écosystèmes. La réserve intégrale, qui constitue une partie de la réserve, est une zone à protection absolue. Seuls les piétons restant sur les sentiers y sont autorisés.

les vieux arbres, un refuge pour certains, un restaurant pour d'autres

En cette saison, où les migrateurs ne sont pas encore revenus, nous étions à la recherche des pics, principalement du pic mar, un petit pic d’une vingtaine de centimètres ressemblant beaucoup au pic épeiche, mais au bec plus court et à la tête arrondie, et qui affectionne particulièrement les vieilles forêts de feuillus composées de chênes. Les pics étaient au rendez-vous, peu visibles mais très présents au niveau des chants ou du tambourinage (pics vert, noir, épeiche et mar). Ce sont les grives draines et musiciennes qui nous ont accompagnés le long de notre balade à travers le bois et les clairières. Sans oublier les mésanges et les sittelles, les pinsons et les rougegorges. Il y avait également de nombreuses traces laissées principalement par les sangliers et les chevreuils.

Trace de chevreuil dans la boue

Nous avions ensuite rendez-vous à l’embouchure de l’Aubonne avec Bernard Genton, le grand spécialiste des martinets, qui gère également une réserve naturelle proche d’Allaman. Après nous avoir montré la Rolls des nichoirs à martinets noirs, il nous a guidé vers les rives du lac Léman où l’Aubonne termine son parcours. Quel endroit magnifique ! Un petit paradis pour les oiseaux d’eau et pour nous vu qu’il était l’heure de prendre notre repas. Nous avons pu observer les scènes de séduction des grèbes huppés et des harles bièvres. Il y avait également des mouettes rieuses, foulques, poules d’eau, cormorans, grèbes à cou noir, cygnes ainsi que deux canards chipeaux. Nous avons aussi entendu les grimpereaux des jardins, le pic épeichette et vu le roitelet huppé et une bergeronnette des ruisseaux.

Harle bièvre au décollage.

Les offrandes des grèbes huppés
L'embouchure de l'Aubonne

Merci à tous les participants, à Martina pour son organisation, à Bernard Genton pour ses explications, à Sonia pour ses photos.

Roitelet huppé

Gilbert Bavaud