Créer un arboretum, quelle belle idée qui a germé dans l’esprit de quelques passionnés. Trouver un site à une altitude ne dépassant pas 600 mètres, au climat doux et humide, possédant un sol morainique, avec une surface d’au moins 20 hectares, accessible et de valeur esthétique… ! Le choix s’est finalement porté sur le vallon de l’Aubonne et ses deux domaines agricoles.

Le début de la création de l’Arboretum a eu lieu en 1968 avec l’achat du premier domaine. Ensuite tout s’est enchaîné : la première collection d’arbres est arrivée dans la pépinière, le temps aux arbres de s’acclimater, puis de les planter dans un endroit bien défini, et ainsi de suite. Les professionnels et les bénévoles ont travaillé d’arrache-pied.

Les 35 premières années ont été celles de la création. Un comité a été formé comprenant des spécialistes de dendrologie, des horticulteurs, des arboriculteurs, des forestiers, des paysagistes, des jardiniers et d’autres professionnels tous bénévoles.

2018 est l’année du 50eanniversaire de la création de l’Arboretum. Le parc possède plus de 3500 espèces d’arbres et d’arbustes, provenant de différentes régions tempérées du globe, principalement de l’hémisphère nord. Mais il y a aussi des vergers conservatoires, regroupant 350 variétés anciennes de fruits de nos régions. Deux écotypes font de l’Arboretum un lieu majeur de dendrologie : la forêt japonaise et celle d’Amérique du nord. Sans oublier le Musée du bois avec ses différents thèmes.

Nous nous rendons donc au fond du vallon de l’Aubonne, direction le parking situé sur la rive droite de l’Aubonne. Nous commençons notre visite par le haut et la collection des magnolias, cornouillers, sumacs, cèdres, bouleaux. Nous observons certainement un des derniers rassemblement d‘ hirondelles. Plus loin, des mésanges bleues, des charbonnières. Nous entendons le troglodyte et les pinsons ainsi qu’un pic vert. Une buse tourne, des milans royaux planent en se laissant emporter par les courants. Puis nous descendons vers le bâtiment principal, l’arbr’espace, pour continuer notre chemin en direction du barrage. Après avoir longé le lac, nous traversons le pont situé à l’embouchure du barrage et nous remontons direction les marais du domaine de La Vaux en passant par les tulipiers, les davidias. Une petite pause pour s’hydrater est la bienvenue au milieu des cyprès bleus de Lawson avec une très belle vue sur le Jura. Là, nous redescendons vers la ferme de La Vaux ou des déjections d’oiseaux trouvées pouvaient faire penser à la présence d’un faucon crécerelle. Nous continuons notre visite en passant par les vergers d’autrefois pour redescendre vers le pont de la jonction ou se rejoignent le Toleure et l’Aubonne.        

C’est là que nous nous sommes attablés pour déguster un bon pique-nique. Ca reste toujours un bon moment de partage. Retour par la rive gauche du barrage pour admirer les métaséquoias et de nombreux fusains. Nous avons la chance de croiser un petit rouge-gorge qui n’est absolument pas farouche et qui pause sur une branche de fusain comme une star. Nous observons aussi, juste à-côté, dans une petite mare aménagée, Gilbert B. à quatre pattes, essayant de capturer des larves de libellules, un jeune triton alpestre ou un dytique. Plus loin, nous passons vers la cabane du charbonnier avec sa meule de bois.

Et voilà, nous sommes de retour à la buvette pour une pause boisson et finir en beauté avec la visite d’une exposition des travaux de M. Haynard Robert dont la fille et le fils sont présents.                              

Ce fût une très belle journée. Merci à tous les participants. L’Arboretum fête ses 50 ans, c’est devenu une des attractions incontournables de la région. Venez-y nombreux.

Heidy Butty