Ville de Fribourg : 22 févr. 2026

Ville de Fribourg : 22 févr. 2026
Pont de Berne

Ponts ponts ponts ponts, que de ponts à Fribourg. Pas pas pas pas, que de pas à Fribourg. Histoire de dénicher l’oiseau tant attendu, le tichodrome échelette. Cet oiseau hante durant les mois les plus froids les falaises de la Sarine.

Départ gare de Fribourg direction porte de Morat haute de 34 m, protection et échanges avec Morat. Du haut de ses 4 pattes un chien nous fait la fête depuis son jardin, ce qui ne nous empêche pas d’entendre le jeu de sonorités de la sittelle, du pinson, de la mésange bleue et charbonnière, du verdier, du goéland juvénile et d’observer un grimpereau des jardins (cui cui cui cui cui, 5 notes distinctives) qui s’enfile sous le toit d’une tour.

Chemin faisant, nous nous dirigeons vers la passerelle des Neigles. Un peu branlant pour poser le téléobjectif et avoir une vision optimale. Corbeaux freux, merle, pigeon ramier, buse, troglodyte (petit oiseau qui sait se faire entendre, il déclame ses strophes sonores à la cantonade), bergeronnette des ruisseaux ainsi que le pouillot véloce avec son chant tchip tchap tchip tchap se fait entendre.

Bergeronnette des ruisseaux

Continuant notre route, nous longeons la Sarine et l’enjambons à la hauteur de la passerelle du Grabensaal d’où nous observons le bal des plongeurs cinglés… pas si cinglés que ça nos cincles munis de leur bavette blanche, perchés sur leurs pattes qui fléchissent nerveusement, quelques poules d’eau plus loin les observent. Nous continuons en direction de la basse ville de Fribourg. Après une petite halte sur le parking près de la Promenade des Bolzes, nous continuons notre périple en traversant le vieux pont en bois nommé Pont de Berne pour rejoindre l’entrée du vallon du Gottéron d’où on a pu observer des milans royaux et des buses.

Cincle plongeur

Chemin faisant, notre tour est loin d’être terminé, une foule d’autres espèces sont présente le long de la Sarine, harles bièvres, un couple de chipeaux qui se chipotent. On entend un gros bec et soudain, en levant les yeux en direction de la falaise en dessous de la chapelle de Lorette, un chamois nous nargue. L’équilibriste des parois se pavane et fait son numéro de manière nonchalante. Les choucas occupent les cheminées en compagnie du faucon pèlerin et des hirondelles de rochers qui nous font le bal.

Chamois
Faucon pèlerin

Nous enjambons le pont du Milieu et le pont St-Jean pour nous rendre au lac de Pérolles dans la réserve qui nous offre un bon panorama pour l’observation des hôtes de la roselière, sarcelle d’hiver, foulque, cormoran, un cygne qui se pavane un peu plus loin et un croassement bien distinct du grand corbeau se fait entendre. Chemin faisant nous continuons en direction du Pont de Pérolles en espérant rencontrer l’oiseau tant attendu le tichodrome échelette. Couché sur le dos sous le pont de Pérolles, 32 yeux scrutent toutes les anfractuosités mais rien à l’horizon.

Méandres de la Sarine vers le lac de Pérolles

Texte : Jeannette Berguerand Photos : Olivier Guillemin, Stuart Spelling, Gilbert Bavaud